Louis II de Bavière
Louis II de Bavière a suscité une abondante littérature, nourrie par son goût pour le rêve, son isolement et sa relation à l’art. Poètes, romanciers et penseurs ont vu en lui un souverain hors du temps, entre mélancolie, orgueil et retrait du monde. Certains, comme Verlaine, en ont fait un martyr de l’idéal ; d’autres, comme Maurice Barrès, ont souligné les limites de sa sensibilité. Roi de l’imaginaire, figure romanesque plus que politique, Louis II reste un personnage ambivalent, à la fois fasciné par Wagner et détaché des réalités. Son destin continue de nourrir la mémoire collective.
Gustave Courbet
La science livresque des doctes professeurs est généralement impuissante à expliquer l’œuvre d’art et à en faire apprécier les qualités essentielles.
Courbet apprit la grammaire de son art dans les Musées, mais c’est au contact de la Réalité qu’il put développer magistralement son style et affirmer son originalité. C’est parce qu’il s’évada des Musées au moment opportun que les morceaux capitaux de son œuvre tiennent bellement leur place au Louvre, à côté des chefs-d’œuvre des meilleurs artistes de son temps et de tous les temps.
Joseph Fouché
«Il faut faire un certain effort pour se représenter le même homme de chair et d’os, en 1790, professeur ecclésiastique et dès 1792 pilleur d’églises, en 1793 communiste, et à peine cinq ans après plusieurs fois millionnaire, enfin, dix ans plus tard duc d’Otrante. Mais plus ses changements étaient hardis et plus devenait intéressant pour moi le caractère, ou plutôt l’absence de caractère, du plus parfait des disciples modernes de Machiavel ; plus sa vie politique tout entière passée dans les coulisses et dans les ténèbres devenait pour moi captivante et plus sa figure prenait à mes yeux une allure originale et même démoniaque.» (S.Z.)
La vie amoureuse d’Alfred de Musset
Dans la vie amoureuse d’Alfred de Musset, elles sont bien peu nombreuses celles dont on connaît les noms. Mais qu’importe ! Dans cette vie amoureuse, comptons aussi les femmes qui sont sorties de son imagination, qu’il a parées de son esprit, de ses rêves, de sa poésie, de toutes les grâces de son génie. Celles-là ne lui furent pas les moins chères.
