Logo de RueLaplace Éditions

Lettre d’une inconnue (suivi de La Ruelle au clair de lune)

Deux nouvelles de Stefan Zweig réunies autour d’un même thème : l’amour lorsqu’il devient passion, attente ou obsession.
 
Dans Lettre d’une inconnue, un écrivain reçoit, le jour de son anniversaire, une longue lettre d’une femme dont il ignore le nom. Elle lui révèle qu’elle l’aime depuis l’adolescence et qu’elle a construit toute son existence autour de cet amour. Ils se sont pourtant rencontrés, aimés même, mais jamais il ne l’a reconnue. Tandis qu’elle se souvient de chaque instant, de chaque geste, de chaque parole, lui a tout oublié. Une confession qui raconte aussi la solitude d’un amour vécu à sens unique.
 
La Ruelle au clair de lune nous entraîne dans une autre atmosphère. De passage dans une ville portuaire, un voyageur s’égare dans un quartier inconnu et assiste à une scène étrange : un homme est humilié par une femme dont il semble incapable de se détacher. Derrière cette relation se dessine peu à peu l’histoire d’un couple déchiré par le désir, la jalousie, l’argent et les blessures du passé.
 
À travers ces deux récits, Stefan Zweig observe les désordres de la passion et les rapports qui se nouent entre ceux qui aiment et ceux qui ne répondent pas, ou plus, à cet amour. Sans juger ses personnages, il les suit dans leurs contradictions, leurs faiblesses et leurs aveuglements, jusqu’au moment où les sentiments prennent toute la place.
 
Plus d’un siècle après leur publication, Lettre d’une inconnue et La Ruelle au clair de lune conservent leur force et leur acuité. Deux textes courts et intenses qui témoignent de l’attention que Stefan Zweig porte aux mouvements les plus intimes de ses personnages.

Un Drame à la chasse

Une forêt, une chasse, un meurtre. Olga, jeune femme belle et insaisissable, multiplie les passions et les trahisons. Autour d’elle gravitent un juge d’instruction tourmenté, un comte cynique et un mari bafoué. La jalousie, le désir et la soif de pouvoir tissent une toile dont personne ne sortira indemne.
Publié en 1884, Un drame à la chasse est l’unique roman policier d’Anton Tchekhov. Entre enquête criminelle et confession troublante, satire sociale et drame amoureux, ce texte singulier révèle une autre facette du grand maître russe, plus connu pour ses nouvelles et ses pièces de théâtre.
À travers ce récit, Tchekhov explore la vérité des passions humaines et montre, avec une ironie implacable, combien la frontière est mince entre la victime et le coupable.

Amok ou le fou de malaisie

Vue peinte d’un port d'Asie animé avec des bateaux amarrés au premier plan, des constructions industrielles sur la rive et une ville qui s’étend à l’arrière-plan, sous un ciel clair aux tons chauds. Des bandeaux orange comportant le titre du livre sont superposés à l’image : Amok ou le fou de Malaisie, de Stefan Zweig, publié par rueLaplace éditions, livre en grands caractères (typographie Luciole, corps 20).

Sur un paquebot qui le ramène vers l’Europe, le narrateur croise, en pleine nuit, un passager solitaire et troublé. Le lendemain, cet inconnu lui propose un verre et lui demande de l’écouter. Commence alors une confession, rythmée par les coups de l’horloge, qui le plonge dans l’univers mental d’un médecin colonial hanté par une passion irrésistible.
Pris au piège du désir et de l’orgueil, il a commis un geste insensé. Depuis, la honte et la culpabilité l’entraînent dans une course sans retour, comparable à l’« amok », cette crise de fureur meurtrière que rien n’arrête.
Zweig installe un huis clos mental d’une rare intensité. Dans la moiteur de l’Asie coloniale, il observe la violence des pulsions, le poids de la solitude et les failles intimes de son protagoniste.

À l’ombre des jeunes filles en fleurs – première partie

Peinture représentant deux jeunes femmes vêtues de robes claires, allongées ou assises dans un paysage verdoyant, l’une portant un chapeau, dans une atmosphère douce et lumineuse aux couleurs pastel. Des bandeaux vert turquoise comportant le titre du livre sont superposés à l’image : À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Première partie, de Marcel Proust, publié par rueLaplace éditions, livre en grands caractères (typographie Luciole, corps 16).

Dans l’attente inquiète d’un dîner, au détour d’une promenade ou sous la lumière changeante d’un salon, le narrateur découvre combien chaque geste, chaque parole, révèle un monde secret. Les visages familiers se transforment, les êtres aimés s’éloignent, et déjà se dessine l’inéluctable fragilité des passions. Entre la conversation d’un diplomate à l’esprit mesuré et les visites chez ceux qui furent jadis des figures admirées, s’installe le pressentiment de la perte et le charme douloureux d’une jeunesse qui s’efface au moment même où elle s’éveille.

À l’ombre des jeunes filles en fleurs – deuxième partie

Peinture représentant deux jeunes femmes vêtues de robes claires, allongées dans l’herbe, l’une portant un chapeau, dans un paysage lumineux aux teintes jaunes et vertes, avec une atmosphère douce et estivale. Des bandeaux violets comportant le titre du livre sont superposés à l’image : À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Deuxième partie, de Marcel Proust, publié par rueLaplace éditions, livre en grands caractères (typographie Luciole, corps 16).

À Balbec, le regard s’ouvre comme une fenêtre sur l’infini : l’éclat de la mer, la blancheur des façades, la lumière qui se diffracte au gré des heures. Au milieu de ce décor mouvant surgit une bande de jeunes filles, radieuses, insaisissables, comme emportées par le vent de l’été. Leur apparition transforme chaque promenade en une attente, chaque sourire en une promesse. Le temps des vacances devient celui des songes et des découvertes, où la beauté du monde se confond avec le trouble des désirs naissants.

À l’ombre des jeunes filles en fleurs – troisième partie

Peinture représentant une jeune femme vêtue d’une robe claire, allongée dans l’herbe, tenant une ombrelle ouverte, dans un paysage verdoyant aux couleurs douces et lumineuses, avec une atmosphère paisible et estivale. Des bandeaux bleu clair comportant le titre du livre sont superposés à l’image : À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Troisième partie, de Marcel Proust, publié par rueLaplace éditions, livre en grands caractères (typographie Luciole, corps 16).

Revenu aux cercles de la vie mondaine, le narrateur y perçoit à la fois le ridicule des prétentions et l’éclat des amitiés véritables. Dans l’agitation des salons, les figures se dessinent et se dérobent, entre l’aristocrate généreux et l’ami trop empressé, entre les conversations qui s’enflent et les silences qui en disent davantage. Mais sous la comédie sociale affleure l’appel plus intime d’une jeunesse en quête de vérité : chaque rencontre devient une initiation, chaque voix un écho, et déjà se pressent que les désirs, les amitiés, les rêves n’ont pas encore livré toute leur profondeur.

Thérèse Raquin

Dans l’arrière-boutique sombre d’une mercerie parisienne, Thérèse Raquin mène une existence morne aux côtés de son mari souffreteux et de sa belle-mère possessive. Mais tout bascule lorsqu’elle rencontre Laurent, un ami de la famille. Une passion dévorante naît, brutale, irrésistible. Ensemble, ils franchissent l’irréparable pour vivre leur amour au grand jour.
Mais le crime ne les libère pas : il les enchaîne. Rongés par la culpabilité, assaillis par la peur et la haine, Thérèse et Laurent sombrent dans une spirale tragique où le désir devient poison.
Publié en 1867, ce roman noir aux accents naturalistes explore les profondeurs de l’âme humaine. Zola y mêle avec une puissance saisissante le réalisme clinique et la fatalité du destin.
Un chef-d’œuvre implacable sur la passion, le remords et la destruction.