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Lettre d’une inconnue (suivi de La Ruelle au clair de lune)

Le jour de son anniversaire, un écrivain célèbre reçoit une longue lettre signée « d’une inconnue ». Elle lui révèle un amour secret de toute une vie, leurs rares rencontres, et l’existence d’un fils qu’il n’a jamais reconnu.
Lui ne se souvient pas. Elle a tout sacrifié.
Cette lettre n’est pas une déclaration d’amour. C’est une mise à nu, une mise en accusation. Entre exaltation et vertige, ce monologue explore la dépendance affective, l’amour unilatéral et la cruauté de l’indifférence. On ne saura jamais si tout est vrai, mais chaque mot brûle.
Publié en 1922, Lettre d’une inconnue reste d’une intensité et d’une modernité intactes, donnant voix à celles qui n’ont pas été regardées — ou trop tard.

Émile Zola

Couverture du livre en grands caractères Émile Zola de Victor Méric

Avant de se pacifier dans l’immortalité, la destinée d’Émile Zola aura été étrangement tourmentée. Comme tous les hommes de génie – surtout les hommes d’un génie rude, tenace et humain, – Zola a créé, toujours, autour de lui, de la tempête. Il n’est pas étonnant que la bourrasque souffle encore.
« Son œuvre fut décriée, injuriée, maudite, parce qu’elle était belle et nue, parce qu’au mensonge poétique et religieux elle opposait l’écla­tante, saine, forte vérité de la vie, et les réalités fécondes, construc­tives de la science et de la raison. » (Octave Mirbeau)

Suivi de J’accuse… ! article rédigé par Émile Zola, publié dans L’Aurore du 13 janvier 1898