Berthe Morisot
Derrière la simplicité de sa vie extérieure, derrière la banalité des agitations de sa vie mondaine qu’illuminèrent à la vérité le charme d’une grâce féminine exquise et le sourire d’une constante bonté auquel vint s’ajouter celui d’une tendresse maternelle très profonde, se cache une admirable vie d’artiste : sa vie intérieure, sa vraie vie, celle que révèlent ses œuvres qui furent ses confidentes de chaque jour et qui, à travers leur multiplicité et leur diversité, montrent que, depuis l’enfance jusqu’à la mort, elle est toujours demeurée elle-même dans son art, ce qui ne l’a pas empêchée d’enrichir peu à peu sa palette et de perfectionner et élargir son métier à mesure que se développait sa sensibilité, que s’affinait sa vision et que s’assouplissait sa main.
Madame de Pompadour
Marcelle Tinayre nous offre ici un portrait intime de cette femme hors du commun : une jeune épouse qui rêve d’amour et de gloire, une maîtresse tendre et raffinée, une amie fidèle du roi, mais aussi une figure fragile derrière l’apparat des fêtes et des intrigues de cour.
Plus qu’une biographie, ce livre dessine, avec sensibilité, la destinée sentimentale d’une femme qui voulut être aimée autant qu’admirée.
Un récit vivant et élégant, où l’Histoire se mêle aux confidences du cœur.
« Cher lecteur, je ne suis pas un historien qui vous apporte des documents inédits sur la marquise de Pompadour. Je suis un portraitiste curieux de son modèle, et qui, après d’illustres devanciers, a tenté de peindre pour vous, fémininement, une figure de femme. Dans cette esquisse au pastel, ce qui doit revivre c’est la bourgeoise de Paris, la maîtresse et l’amie du Roi, vue, non pas dans son rôle politique, mais dans son intimité d’amoureuse : une Pompadour en demi-déshabillé, jolie, artiste, et fragile, et qui meurt comme elle a vécu, en grande toilette, avec un sourire désenchanté. » – Marcelle Tinayre
