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Vers Ispahan

En avril 1900, revenant d’Inde, Pierre Loti entreprend un périple à travers la Perse, de Chiraz à Ispahan. Chevauchant sur les plateaux arides et à travers les oasis endormies, il découvre l’ancienne capitale des Safavides.
De loin, il est saisi par l’éclat des coupoles et minarets d’émail bleu, surgissant comme un mirage. Mais à mesure qu’il approche, l’illusion se dissipe.
À l’intérieur, la splendeur apparente masque l’usure : les mosaïques se détachent, les façades semblent rongées par une « lèpre grise Â», et la vie elle-même paraît s’être retirée depuis des siècles. Pour Loti, Ispahan demeure une place unique au monde, fascinante dans sa beauté déchue.
Vers Ispahan est à la fois un carnet de route et un poème en prose, où l’auteur mêle émerveillement et mélancolie devant un Orient qui se défait.

Eaux Printanières

À l’aube de sa vie d’adulte, Dmitri Sanine, jeune aristocrate russe en voyage à Francfort, tombe éperdument amoureux de Gemma, une jeune vendeuse italienne. L’ardeur de ce premier amour semble pouvoir balayer les conventions et les hésitations. Mais au seuil du bonheur, surgit une femme envoûtante, plus mûre, qui bouleverse ses certitudes et l’entraîne vers un choix irréversible.
Des années plus tard, Sanine replonge dans le souvenir de ce printemps lointain, entre ivresse du cœur et regrets silencieux.
Roman de la jeunesse perdue et des illusions brisées, Eaux printanières mêle la délicatesse psychologique à une profonde mélancolie. Ivan Tourgueniev y déploie, avec une grâce subtile, toute la musique du cœur humain.