Un Drame à la chasse
Une forêt, une chasse, un meurtre. Olga, jeune femme belle et insaisissable, multiplie les passions et les trahisons. Autour d’elle gravitent un juge d’instruction tourmenté, un comte cynique et un mari bafoué. La jalousie, le désir et la soif de pouvoir tissent une toile dont personne ne sortira indemne.
Publié en 1884, Un drame à la chasse est l’unique roman policier d’Anton Tchekhov. Entre enquête criminelle et confession troublante, satire sociale et drame amoureux, ce texte singulier révèle une autre facette du grand maître russe, plus connu pour ses nouvelles et ses pièces de théâtre.
À travers ce récit, Tchekhov explore la vérité des passions humaines et montre, avec une ironie implacable, combien la frontière est mince entre la victime et le coupable.
Madame de Montespan – Grandeur et décadence d’une favorite
Au milieu d’un brouhaha d’aimables conversations, on attendait l’ouverture du nouveau ballet : Hercule amoureux, divertissement où le jeune roi devait se produire, ainsi qu’il le faisait chaque hiver, dans les ébats chorégraphiques où il excellait.
La brillante assemblée ne fut point déçue. Sous les costumes éblouissants de Mars et du Soleil, le monarque recueillit des applaudissements unanimes, en dansant « avec la grâce ordinaire inséparable de toutes ses actions », selon la formule des chroniqueurs du temps.
Parmi les filles de la meilleure noblesse qui figuraient dans l’une des entrées, sous les princiers atours de la famille impériale d’Autriche, on remarqua, à côté de Mlle de Rohan et de la duchesse de Sully, une ravissante blonde aux yeux bleus vifs et spirituels : Mlle de Tonnay-Charente, Françoise de Mortemart.
[…]
Celle qui attirait ainsi les regards, la future marquise de Montespan, entrait alors dans sa vingt-deuxième année.
La Reine Margot
Marguerite de Valois, fille d’Henri II et épouse d’Henri IV, est-elle vraiment la même personne que la reine Margot ? Si la première est une figure historique, la seconde relève plutôt du mythe.
La littérature romantique, notamment Alexandre Dumas, l’a dépeinte comme une intrigante aux mœurs dépravées. En réalité, son véritable visage est bien différent. La reine Margot était l’une des femmes les plus cultivées et des plus « à la page » de son époque.
Gabrielle d’Estrées presque reine
Les rideaux de damas rouge relevés laissaient apercevoir Gabrielle, souriante et un peu intimidée, mais éblouissante dans une robe de satin noir, semée de broderies de jais, la jupe « toute huppée de blanc et chargée de tant de perles et de pierreries si reluisantes qu’elles offusquaient la lueur des flambeaux », au dire de L’Estoile. Tandis que, d’un regard d’envie, les femmes détaillaient avidement sa toilette, les hommes dévisageaient insolemment celle que les prédicateurs leur avaient dépeinte comme une créature impudique issue de l’enfer.
Mais à la voir si belle et si gracieuse, l’air si doux et si bon, les bonnes gens pensaient que son royal amant avait bien quelques excuses. Et puis, ne l’avait-elle pas rendu père d’un superbe garçon ? et il y avait cinquante ans qu’on n’avait vu roi de France donner cette preuve de virilité !
Les Heures étoilées de l’humanité
De telles heures, d’une grande concentration dramatique, porteuses de destin, où une décision capitale se condense en un seul jour, une seule heure, et souvent en une seule minute, sont rares dans la vie d’un individu, et elles sont rares tout au long de l’Histoire. J’essaie de faire revivre ici quelques-unes de ces heures survenues aux époques et dans les contrées les plus diverses et qui, semblables à des étoiles, brillent d’un éclat immuable au-delà de la nuit de l’oubli. (Stefan Zweig)
Marie-Antoinette – partie 1
Marie-Antoinette n’était ni la grande sainte du royalisme ni la grande « grue » de la Révolution, mais un être moyen, une femme en somme ordinaire, pas trop intelligente, pas trop niaise, un être ni de feu ni de glace, sans inclination pour le bien, sans le moindre amour du mal, la femme moyenne d’hier, d’aujourd’hui et de demain, sans penchant démoniaque, sans soif d’héroïsme, assez peu semblable à une héroïne de tragédie. Mais l’Histoire, ce démiurge, n’a nullement besoin d’un personnage central héroïque pour échafauder un drame émouvant.
[…] Avec un réalisme mélodramatique, cette tragédie met en présence les oppositions les plus violentes ; elle pousse Marie-Antoinette d’un palais impérial aux cent salons dans une misérable geôle, du carrosse doré sur la charrette du bourreau, du trône sur l’échafaud ; elle la jette du luxe dans l’indigence ; d’une femme jouissant de la faveur générale et partout acclamée, elle fait un objet de haine sur qui s’abat la calomnie ; bref elle l’entraîne toujours plus bas, sans pitié, jusqu’au suprême abîme. Et cet être petit et médiocre, soudainement assailli dans sa nonchalance, ce cœur étourdi ne comprend pas ce que lui veut cette force étrangère ; il sent seulement qu’une dure poigne le pétrit, qu’une griffe brûlante s’enfonce dans sa chair torturée ; inaccoutumé à la souffrance, la craignant, il ne se doute de rien, se débat, gémit, cherche à s’échapper. (S. Zweig)
Louis II de Bavière
Il est peu de figures qui prêtent davantage à la légende et au roman que celle du malheureux roi de Bavière. […]
Le roi de Bavière et sa vie tourmentée n’ont pas cessé de parler à l’imagination des hommes. Ses châteaux reçoivent toujours des visiteurs. Louis II n’a pas eu tort d’élever des palais où se fixe la curiosité. Sinon, sa cousine, la tragique Élisabeth d’Autriche, eût bien pu effacer son souvenir. Comme la sensibilité de l’Impératrice est plus douloureuse et plus profonde que la sienne ! Et quelle rivale pour notre artiste manqué ! […]
Son bonheur voulut seulement que des noms illustres, des événements historiques fussent mêlés à sa vie. Il a eu Wagner. Il a traversé 1870 et la fin de la vieille Allemagne. C’est pourquoi toute une cour de romanciers et de poètes a pu broder une auréole au Néron bavarois.
La Vie amoureuse de Murat
Alors comme tout s’explique si l’on admet que la vie héroïque de Murat fut l’humble et effrénée servante de « sa vie amoureuse » ! Il n’y a plus d’incohérence. Tout devient logique et justifie la devise qu’il fit flotter sur son pavillon amarante, au-dessus du palais grand-ducal de Berg : « Dieu, la Gloire et les Dames ». Tout s’enchaîne.
Il se battit en paladin pour gagner une couronne à celle qu’il aimait. Il fut ingrat envers son Empereur et infidèle à sa patrie, pour conserver à Caroline le royaume qu’il lui avait donné, comme aussi pour lui laisser un souvenir impérissable, jugeant que c’était trop peu de mourir, il commanda sa mort !…
CHÉOPS JE SUIS L’ÉTERNITÉ
Un roman choral au cœur de l’Égypte antique.
Des sables du désert égyptien, un roman historique émerge, portant le titre évocateur : Chéops, je suis l’éternité. Fruit de la collaboration exceptionnelle entre deux égyptologues, Zahi Hawass, archéologue égyptien et ancien Ministre des Antiquités, et Véronique Verneuil, égyptologue française, cette œuvre se présente comme un péplum dans les arcanes de la vie du pharaon emblématique Chéops.
Né il y a 4600 ans, Chéops s’élève au rang de légende en tant que bâtisseur de la Grande Pyramide de Giza, l’une des Merveilles du monde antique. Un périple de 30 ans, au cours duquel se dessine l’épopée de la construction de ce monument colossal, à une époque où le fer, la roue et les chevaux demeuraient inconnus.
Au cœur de ce roman, se dévoile une saga familiale, celle de Chéops. Tout en décrivant la construction de la pyramide, les auteurs explorent les vies entrelacées des hommes et des femmes qui ont contribué, chacun à leur manière, à l’édification de ce chef-d’œuvre monumental. Paysans, scribes, marins, boulangers, brasseurs, artisans, carriers et bâtisseurs, tous, tout comme les architectes, ont apporté leur pierre, réelle ou symbolique, à la grandeur de la pyramide. Tous, comme leur pharaon, sont obsédés par la mort et se lancent dans une folle course à l’immortalité, lui avec pour gage d’une renaissance solaire sa pyramide, eux, dans la mouvance d’une démocratisation religieuse qui autorise à chacun de se faire construire une tombe.
Au-delà de l’épopée architecturale, le roman offre un regard unique sur la vie quotidienne au temps des pyramides. Entre méritocratie, ascension sociale, et les ombres de la corruption, le récit nous transporte dans une fresque sociale où chaque personnage exprime ses pensées à la première personne.
Au cœur de cette fresque, s’épanouit une love story fusionnelle entre Chéops, animal politique à sang froid, et Hénoutsen, la jeune paysanne qui deviendra reine d’Égypte. Une relation qui transcende les barrières sociales et politiques, ajoutant une dimension humaine à cette saga monumentale.
L’œuvre rend également hommage à l’inventivité et au génie humain qui ont permis la réalisation de cette prouesse architecturale. Les pages du roman dévoilent les réflexions profondes sur l’exercice du pouvoir, soulignant que les stratégies politiques demeurent inchangées à travers les siècles.
Cependant, le mystère plane toujours. Où Chéops a-t-il été enterré avec son fabuleux trésor ?
Chéops, je suis l’éternité vous offre ainsi un voyage captivant dans l’Égypte antique, mêlant habilement réalité historique et imagination romanesque, tout en soulevant des questionnements intemporels sur le pouvoir, l’amour et la destinée humaine.
Le roman d’une favorite, la comtesse de Castiglione
Si jamais l’histoire et le roman parurent se rejoindre et se fondre, de manière à former de leur étroite union un sujet aussi captivant, ce fut, certes, dans la vie de la célèbre et très mal connue comtesse de Castiglione, surnommée « la Divine » pour sa beauté supra-humaine et qui, après avoir été la voix secrète, aux Tuileries, de la politique italienne, « la favorite », disait-on, de Napoléon III, la conseillère et l’amie des princes de la maison d’Orléans, termina, loin du monde, lasse de tout et de tous, son étrange aventure de rayonnement et de conquête.
