Les Templiers
À l’aube du XIVe siècle, l’Ordre du Temple est à son apogée : riche, puissant, redouté. Mais son destin bascule lorsqu’un pacte secret unit Philippe le Bel et le futur pape Clément V. Commence alors l’un des procès les plus célèbres de l’histoire, où se mêlent accusations d’hérésie, soupçons de complots et aveux arrachés sous la torture.
Ce récit retrace l’ascension des Templiers, leur idéal de guerre sainte hérité de saint Bernard, leurs privilèges extraordinaires et leur chute brutale, frappés par la raison d’État et la convoitise royale. Il éclaire aussi la part de légende et de mystère qui continue d’entourer cet ordre mythique, de ses rites secrets aux rumeurs d’idolâtrie.
Un texte d’histoire vivant et documenté, qui restitue toute la tension politique et spirituelle de ce drame médiéval et interroge la frontière entre foi, pouvoir et justice.
Mademoiselle de La Vallière
Au cours de l’histoire de France, le peuple a maudit souvent les maîtresses royales dont les prodigalités ont coûté si cher.
Les censeurs ont flétri chez les favorites leur avidité personnelle, leur soif de places pour leurs créatures, leur empire funeste sur de faibles princes qu’elles ont asservis, amollis et avilis, ou leur intrusion néfaste dans les affaires de l’État.
Aucun de ces reproches ne peut être adressé à Louise de La Vallière. Demeurée simple et discrète, modeste et désintéressée, au milieu des honneurs qu’elle ne sollicita jamais, elle n’accepta la fortune que pour ses enfants, et son influence sur Louis XIV, uniquement dictée par une douce tendresse, ne le détourna jamais de ses devoirs de roi.
Les fêtes galantes qu’il inventa pour lui plaire commencèrent de porter au loin la renommée de cette Cour de France dont la magnificence et l’éclat allaient faire l’envie et l’admiration de toute l’Europe.
Si, du point de vue de la morale pure, on peut blâmer la chute rapide de cette sage jeune fille, jamais faute ne fut humainement plus excusable, jamais plus méritoire le renoncement au monde qui l’a suivie, jamais plus dure l’expiation qu’elle voulut elle-même de son péché.
Tendre et fidèle maîtresse dont le nom évoque la radieuse jeunesse d’un grand roi, touchante victime d’un unique amour et qui mourut au monde quand elle l’eut perdu, pieuse carmélite vouée à la plus rude pénitence, c’est sous ce triple aspect que l’attachante figure de Louise de La Vallière vivra dans la mémoire des hommes.
Érasme, grandeur et décadence d’une idée
Traduit de l’allemand par Alzir Hella
Érasme a aimé beaucoup de choses qui nous sont chères : la poésie et la philosophie, les livres et les œuvres d’art, les langues et les peuples, et, sans faire de différence entre les hommes, l’humanité tout entière, qu’il s’était donné pour mission d’élever moralement. Il n’a vraiment haï qu’une seule chose sur terre, parce qu’elle lui semblait la négation de la raison : le fanatisme. […] Érasme voyait dans l’intolérance le mal héréditaire de notre société.
Monsieur de Charette, le roi de Vendée
1793, la Vendée refuse la levée en masse, les paysans prennent les armes contre la République et la Terreur. Ancien lieutenant de vaisseau, François Athanase Charette n’était pas enclin à s’impliquer dans le soulèvement, quand ses métayers viennent le chercher. Il est entraîné ainsi que d’autres officiers à la tête de l’insurrection, au nom de Dieu et du Roi. Forte tête, Charette fait bande à part. Il mène, durant deux ans, sa propre guerre contre les « bleus » jalonnée de succès et surtout de revers. Mais, quand tout semble perdu face aux colonnes infernales, il relève le courage de ceux qui l’entourent, les mène au combat, les pousse sur l’ennemi, et les maintient devant lui jusqu’à la dernière extrémité. Inaltérable, insouciant du danger, conscient du sacrifice entier de sa propre vie, Charette est une des figures les plus marquantes de guerres de Vendée.
