Louis Pasteur
Louis Pasteur a profondément transformé la science et la médecine. Ses découvertes sur la fermentation, la dissymétrie moléculaire, la vaccination contre la rage ou encore la pasteurisation ont sauvé des millions de vies humaines et animales. Chercheur passionné, pédagogue attentif et patriote ardent, il a su unir rigueur expérimentale et sens du bien commun.
Dans cette biographie, Gaston Sauvebois retrace le parcours d’un enfant jurassien devenu l’un des savants les plus influents du XIXe siècle. Des premiers tâtonnements de l’étudiant à l’École normale aux grands débats sur la génération spontanée, des expériences sur les vers à soie aux campagnes de vaccination, le récit suit pas à pas une œuvre scientifique qui a marqué durablement l’histoire.
Pêcheur d’Islande
Chaque année, les marins de Paimpol quittent la Bretagne pour les mers d’Islande, entre froid, tempêtes et incertitude du retour. Parmi eux, Yann Gaos, solide pêcheur, voue sa vie à la mer. Sur la terre ferme, Gaud Mével, revenue de Paris, l’aime d’un amour discret, patient, presque interdit par la rude condition maritime.
Peu à peu, un lien naît entre eux, fragile et pudique, comme une promesse murmurée. Un engagement, un avenir, peut-être. Mais la mer, immense et souveraine, ne relâche jamais ceux qu’elle tient.
Pêcheur d’Islande est l’un des plus beaux récits maritimes de Pierre Loti, où les âmes sont aussi vastes que l’océan, et la beauté du monde se confond avec sa cruauté.
Histoire d’Édouard Manet et de son œuvre
C’est que l’œuvre de Manet ne doit pas seulement la place qu’elle prend à la valeur individuelle de son auteur, son importance s’accroît, comme comprise dans un grand mouvement de rénovation accompli, qui l’emporte avec lui. L’art français s’est en effet profondément transformé, dans la seconde moitié du XIXe siècle et en grande partie sous l’action de Manet. […] Manet, en 1863, avec Le Déjeuner sur l’herbe et, en 1865, avec Olympia, introduisait des êtres appartenant à la vie réelle, en opposition à l’art traditionnel. Manet était essentiellement un citadin, l’homme d’une culture raffinée et ce qu’il apportait était la peinture de la réalité, prise à l’ambiance parisienne. Il apportait surtout, comme élément de profonde transformation, une vision nouvelle, une manière audacieuse de juxtaposer les tons et les couleurs, dans leur éclat.
Nouvelles fantastiques ou réalistes
Guy de Maupassant, figure majeure de la littérature française, excelle dans l’art de la nouvelle, capturant en peu de mots la complexité de la condition humaine et des sentiments. Ce recueil rassemble quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes, souvent étudiées au collège, telles que La Parure, Le Papa de Simon, Aux Champs, Mademoiselle Cocotte, La Main d’écorché et Le Horla.
Ces récits, tantôt réalistes, tantôt fantastiques, explorent des thèmes universels comme la quête d’apparence, les liens familiaux, les inégalités sociales ou encore les mystères de l’esprit humain. Avec un style clair et précis, Maupassant plonge le lecteur dans des histoires captivantes, où chaque détail compte.
Berthe Morisot
Derrière la simplicité de sa vie extérieure, derrière la banalité des agitations de sa vie mondaine qu’illuminèrent à la vérité le charme d’une grâce féminine exquise et le sourire d’une constante bonté auquel vint s’ajouter celui d’une tendresse maternelle très profonde, se cache une admirable vie d’artiste : sa vie intérieure, sa vraie vie, celle que révèlent ses œuvres qui furent ses confidentes de chaque jour et qui, à travers leur multiplicité et leur diversité, montrent que, depuis l’enfance jusqu’à la mort, elle est toujours demeurée elle-même dans son art, ce qui ne l’a pas empêchée d’enrichir peu à peu sa palette et de perfectionner et élargir son métier à mesure que se développait sa sensibilité, que s’affinait sa vision et que s’assouplissait sa main.
Émile Zola
Avant de se pacifier dans l’immortalité, la destinée d’Émile Zola aura été étrangement tourmentée. Comme tous les hommes de génie – surtout les hommes d’un génie rude, tenace et humain, – Zola a créé, toujours, autour de lui, de la tempête. Il n’est pas étonnant que la bourrasque souffle encore.
« Son œuvre fut décriée, injuriée, maudite, parce qu’elle était belle et nue, parce qu’au mensonge poétique et religieux elle opposait l’éclatante, saine, forte vérité de la vie, et les réalités fécondes, constructives de la science et de la raison. » (Octave Mirbeau)
Suivi de J’accuse… ! article rédigé par Émile Zola, publié dans L’Aurore du 13 janvier 1898
Camille Pissarro
Pissarro restera l’ouvrier des premières heures qui consacra pieusement sa vie à l’élaboration d’un art universel et complet dont toutes les expressions sont humaines et naturelles. Il aura posé un des premiers jalons de l’esthétique future par laquelle les artistes de l’avenir s’émanciperont vers la lumière, source de toute vie et de toute beauté. La rêverie ensoleillée de son œuvre immense charmera pour longtemps les délicats et les sincères, et les peintres eux-mêmes sauront y retrouver les marques d’un génie modeste, dont s’enorgueillira plus tard la France, quand elle mettra le souci de ses gloires artistiques au-dessus des cabotinages.
LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS
Le 2 octobre 1872, en pleine partie de whist, Phileas Fogg, un excentrique gentleman anglais, lance un défi audacieux aux membres de son club : il parie la moitié de sa fortune qu’il peut accomplir un tour du monde en quatre-vingts jours. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes ! Le soir même, accompagné de son tout nouveau domestique français nommé Passepartout, il se lance dans cette aventure improbable. Tout au long du périple, ce duo détonant doit affronter les nombreux obstacles semés sur leur chemin, tout en se méfiant des pièges habilement tendus par l’inspecteur Fix, convaincu que Fogg est le cerveau derrière le cambriolage de la Banque d’Angleterre…
