Lettre d’une inconnue (suivi de La Ruelle au clair de lune)
Deux nouvelles de Stefan Zweig réunies autour d’un même thème : l’amour lorsqu’il devient passion, attente ou obsession.
Dans Lettre d’une inconnue, un écrivain reçoit, le jour de son anniversaire, une longue lettre d’une femme dont il ignore le nom. Elle lui révèle qu’elle l’aime depuis l’adolescence et qu’elle a construit toute son existence autour de cet amour. Ils se sont pourtant rencontrés, aimés même, mais jamais il ne l’a reconnue. Tandis qu’elle se souvient de chaque instant, de chaque geste, de chaque parole, lui a tout oublié. Une confession qui raconte aussi la solitude d’un amour vécu à sens unique.
La Ruelle au clair de lune nous entraîne dans une autre atmosphère. De passage dans une ville portuaire, un voyageur s’égare dans un quartier inconnu et assiste à une scène étrange : un homme est humilié par une femme dont il semble incapable de se détacher. Derrière cette relation se dessine peu à peu l’histoire d’un couple déchiré par le désir, la jalousie, l’argent et les blessures du passé.
À travers ces deux récits, Stefan Zweig observe les désordres de la passion et les rapports qui se nouent entre ceux qui aiment et ceux qui ne répondent pas, ou plus, à cet amour. Sans juger ses personnages, il les suit dans leurs contradictions, leurs faiblesses et leurs aveuglements, jusqu’au moment où les sentiments prennent toute la place.
Plus d’un siècle après leur publication, Lettre d’une inconnue et La Ruelle au clair de lune conservent leur force et leur acuité. Deux textes courts et intenses qui témoignent de l’attention que Stefan Zweig porte aux mouvements les plus intimes de ses personnages.
Vie de Beethoven
Lui-même souhaitait, au milieu de ses souffrances, que son exemple pût être un soutien pour les autres misérables, « et que le malheureux se consolât en trouvant un malheureux comme lui, qui, malgré tous les obstacles de la nature, avait fait tout ce qui était en son pouvoir, pour devenir un homme digne de ce nom ». Parvenu par des années de luttes et d’efforts surhumains à vaincre sa peine et à accomplir sa tâche, qui était, comme il disait, de souffler un peu de courage à la pauvre humanité, ce Prométhée vainqueur répondait à un ami qui invoquait Dieu : « Ô homme, aide-toi toi-même ! ».
Vie de Beethoven
Lui-même souhaitait, au milieu de ses souffrances, que son exemple pût être un soutien pour les autres misérables, « et que le malheureux se consolât en trouvant un malheureux comme lui, qui, malgré tous les obstacles de la nature, avait fait tout ce qui était en son pouvoir, pour devenir un homme digne de ce nom ». Parvenu par des années de luttes et d’efforts surhumains à vaincre sa peine et à accomplir sa tâche, qui était, comme il disait, de souffler un peu de courage à la pauvre humanité, ce Prométhée vainqueur répondait à un ami qui invoquait Dieu : « Ô homme, aide-toi toi-même ! »
