Vers Ispahan
En avril 1900, revenant d’Inde, Pierre Loti entreprend un périple à travers la Perse, de Chiraz à Ispahan. Chevauchant sur les plateaux arides et à travers les oasis endormies, il découvre l’ancienne capitale des Safavides.
De loin, il est saisi par l’éclat des coupoles et minarets d’émail bleu, surgissant comme un mirage. Mais à mesure qu’il approche, l’illusion se dissipe.
À l’intérieur, la splendeur apparente masque l’usure : les mosaïques se détachent, les façades semblent rongées par une « lèpre grise », et la vie elle-même paraît s’être retirée depuis des siècles. Pour Loti, Ispahan demeure une place unique au monde, fascinante dans sa beauté déchue.
Vers Ispahan est à la fois un carnet de route et un poème en prose, où l’auteur mêle émerveillement et mélancolie devant un Orient qui se défait.
Les Cosaques
Olénine, jeune aristocrate désabusé, quitte Moscou et son existence frivole pour rejoindre un régiment dans le Caucase. Là, au cœur d’un village cosaque, il découvre un monde rude et authentique, rythmé par la nature, la guerre et les traditions. Séduit par cette existence simple et par la belle Marianna, Olénine croit entrevoir une forme de salut.
Mais peut-on vraiment s’affranchir de ses origines ? Et l’amour peut-il combler un fossé culturel profond ? Dans ce roman de jeunesse, Léon Tolstoï mêle observation ethnographique, récit d’initiation et méditation sur le sens de la vie. À travers la quête intérieure d’un homme en rupture avec son milieu, Les Cosaques explore le conflit entre idéal et réalité, et l’impossible fusion entre deux univers que tout oppose.
Eaux Printanières
À l’aube de sa vie d’adulte, Dmitri Sanine, jeune aristocrate russe en voyage à Francfort, tombe éperdument amoureux de Gemma, une jeune vendeuse italienne. L’ardeur de ce premier amour semble pouvoir balayer les conventions et les hésitations. Mais au seuil du bonheur, surgit une femme envoûtante, plus mûre, qui bouleverse ses certitudes et l’entraîne vers un choix irréversible.
Des années plus tard, Sanine replonge dans le souvenir de ce printemps lointain, entre ivresse du cœur et regrets silencieux.
Roman de la jeunesse perdue et des illusions brisées, Eaux printanières mêle la délicatesse psychologique à une profonde mélancolie. Ivan Tourgueniev y déploie, avec une grâce subtile, toute la musique du cœur humain.
Louis Pasteur
Louis Pasteur a profondément transformé la science et la médecine. Ses découvertes sur la fermentation, la dissymétrie moléculaire, la vaccination contre la rage ou encore la pasteurisation ont sauvé des millions de vies humaines et animales. Chercheur passionné, pédagogue attentif et patriote ardent, il a su unir rigueur expérimentale et sens du bien commun.
Dans cette biographie, Gaston Sauvebois retrace le parcours d’un enfant jurassien devenu l’un des savants les plus influents du XIXe siècle. Des premiers tâtonnements de l’étudiant à l’École normale aux grands débats sur la génération spontanée, des expériences sur les vers à soie aux campagnes de vaccination, le récit suit pas à pas une œuvre scientifique qui a marqué durablement l’histoire.
Un Drame à la chasse
Une forêt, une chasse, un meurtre. Olga, jeune femme belle et insaisissable, multiplie les passions et les trahisons. Autour d’elle gravitent un juge d’instruction tourmenté, un comte cynique et un mari bafoué. La jalousie, le désir et la soif de pouvoir tissent une toile dont personne ne sortira indemne.
Publié en 1884, Un drame à la chasse est l’unique roman policier d’Anton Tchekhov. Entre enquête criminelle et confession troublante, satire sociale et drame amoureux, ce texte singulier révèle une autre facette du grand maître russe, plus connu pour ses nouvelles et ses pièces de théâtre.
À travers ce récit, Tchekhov explore la vérité des passions humaines et montre, avec une ironie implacable, combien la frontière est mince entre la victime et le coupable.
Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine suivi de La Dame de pique
Le Coup de pistolet, La Tempête de neige, Le Marchand de cercueils, Le Maître de poste et La Demoiselle-paysanne… ces cinq nouvelles composent ce récit qui dépeint la vie de gens ordinaires de la Russie impériale, leurs difficultés, leurs espoirs et leurs rêves. Elles représentent l’une des premières tentatives d’écriture en prose d’Alexandre Pouchkine. L’auteur en attribue délibérément la paternité à un personnage fictif, Ivan Petrovitch Belkine, présenté comme déjà défunt. Ce dernier aurait recueilli ces récits auprès de divers conteurs rencontrés au fil de sa vie. Ainsi, le véritable écrivain se dissimule derrière une double rangée de narrateurs imaginaires. Le résultat est à la fois profond et touchant de simplicité.
Pêcheur d’Islande
Chaque année, les marins de Paimpol quittent la Bretagne pour les mers d’Islande, entre froid, tempêtes et incertitude du retour. Parmi eux, Yann Gaos, solide pêcheur, voue sa vie à la mer. Sur la terre ferme, Gaud Mével, revenue de Paris, l’aime d’un amour discret, patient, presque interdit par la rude condition maritime.
Peu à peu, un lien naît entre eux, fragile et pudique, comme une promesse murmurée. Un engagement, un avenir, peut-être. Mais la mer, immense et souveraine, ne relâche jamais ceux qu’elle tient.
Pêcheur d’Islande est l’un des plus beaux récits maritimes de Pierre Loti, où les âmes sont aussi vastes que l’océan, et la beauté du monde se confond avec sa cruauté.
Trois maîtres. Balzac, Dickens, Dostoïevski
Bien qu’ils aient été écrits dans une période qui s’étend sur dix ans, ce n’est pas le hasard qui réunit en un seul volume ces trois essais, consacrés à Balzac, Dickens et Dostoïevski. Un projet unitaire vise à montrer les trois grands et, à mon sens, les seuls romanciers du XIXe siècle comme des « types » qui, précisément à cause des contrastes entre leurs personnages, se complètent et, peut-être, élèvent le concept de romancier, de créateur épique d’un monde au niveau d’une forme distincte. […]
Chacun de ces artistes façonne une « loi de la vie », une conception de la vie à travers la multitude de ses personnages, dans une perspective si unitaire qu’il est en fait à l’origine d’une nouvelle forme du monde. Montrer cette loi secrète, cette genèse des personnages dans son unité cachée, c’est ce que j’ai tenté de faire dans mon livre, qui pourrait porter comme sous-titre : Psychologie du romancier. (Stefan Zweig)
La Galilée
J’ai parcouru la triste Galilée au printemps, et l’ai trouvée muette sous un immense linceul de fleurs. Les ondées d’avril y tombaient encore, et elle n’était qu’un désert d’herbages, un monde de graminées légères, prenant vie nouvelle au chant d’innombrables oiseaux. Les grands souvenirs, les débris, les ossements semblaient plus profondément y sommeiller, sous ce silencieux renouveau des plantes, – et j’ai voulu, dans mon récit, les remuer à peine. Aux approches de Nazareth et de la mer de Thibériade, le fantôme ineffable du Christ deux ou trois fois s’est montré, errant, presque insaisissable, sur le tapis infini des lins roses et des pâles marguerites jaunes, – et je l’ai laissé fuir, entre mes mots trop lourds…
Histoire d’Édouard Manet et de son œuvre
C’est que l’œuvre de Manet ne doit pas seulement la place qu’elle prend à la valeur individuelle de son auteur, son importance s’accroît, comme comprise dans un grand mouvement de rénovation accompli, qui l’emporte avec lui. L’art français s’est en effet profondément transformé, dans la seconde moitié du XIXe siècle et en grande partie sous l’action de Manet. […] Manet, en 1863, avec Le Déjeuner sur l’herbe et, en 1865, avec Olympia, introduisait des êtres appartenant à la vie réelle, en opposition à l’art traditionnel. Manet était essentiellement un citadin, l’homme d’une culture raffinée et ce qu’il apportait était la peinture de la réalité, prise à l’ambiance parisienne. Il apportait surtout, comme élément de profonde transformation, une vision nouvelle, une manière audacieuse de juxtaposer les tons et les couleurs, dans leur éclat.
Jérusalem
Jérusalem ! Ceux qui ont passé avant moi sur la terre en ont déjà écrit bien des livres, profonds ou magnifiques. Mais je veux simplement essayer de noter les aspects actuels de sa désolation et de ses ruines ; dire quel est, à notre époque transitoire, le degré d’effacement de sa grande ombre sainte, qu’une génération très prochaine ne verra même plus…
[…] Vraiment, mon livre ne pourra être lu et supporté que par ceux qui se meurent d’avoir possédé et perdu l’Espérance Unique ; par ceux qui, à jamais incroyants comme moi, viendraient encore au Saint-Sépulcre avec un cœur plein de prière, des yeux pleins de larmes, et qui, pour un peu, s’y traîneraient à deux genoux…
Thérèse Raquin
Dans l’arrière-boutique sombre d’une mercerie parisienne, Thérèse Raquin mène une existence morne aux côtés de son mari souffreteux et de sa belle-mère possessive. Mais tout bascule lorsqu’elle rencontre Laurent, un ami de la famille. Une passion dévorante naît, brutale, irrésistible. Ensemble, ils franchissent l’irréparable pour vivre leur amour au grand jour.
Mais le crime ne les libère pas : il les enchaîne. Rongés par la culpabilité, assaillis par la peur et la haine, Thérèse et Laurent sombrent dans une spirale tragique où le désir devient poison.
Publié en 1867, ce roman noir aux accents naturalistes explore les profondeurs de l’âme humaine. Zola y mêle avec une puissance saisissante le réalisme clinique et la fatalité du destin.
Un chef-d’œuvre implacable sur la passion, le remords et la destruction.
Oscar Wilde
Que n’a-t-on pas dit sur Oscar Wilde !
Les calomnies, les injures, les anathèmes des uns se sont entrechoqués avec les louanges, les marques d’estime des autres qui rendaient justice à cette âme d’élite. Et il semble qu’il en est résulté un cliquetis confus où s’égare la personnalité même du poète.
On ne connaît rien, ou presque rien de la vie d’Oscar Wilde, de cette vie heureuse où il fut célèbre, où il connut le succès, de cette période trop brève malheureusement qui précéda le calvaire que devaient être pour lui les cinq dernières années de son existence.
Peut-être ne sera-t-il pas sans intérêt d’essayer de combler cette lacune.
Le Désert
Où sont mes frères de rêve, ceux qui jadis ont bien voulu me suivre aux champs d’asphodèles du Moghreb sombre, aux plaines du Maroc ?… Que ceux-là, mais ceux-là seuls, viennent avec moi en Arabie Pétrée, dans le profond désert sonore.
Et que, par avance, ils sachent bien qu’il n’y aura dans ce livre ni terribles aventures, ni chasses extraordinaires, ni découvertes, ni dangers ; non, rien que la fantaisie d’une lente promenade, au pas des chameaux berceurs, dans l’infini du désert rose…
Puis, au bout de la route longue, troublée de mirages, Jérusalem apparaîtra, ou du moins sa grande ombre, et alors peut-être, ô mes frères de rêve, de doute et d’angoisse, nous prosternerons-nous ensemble, là, dans la poussière, devant d’ineffables fantômes.
Nietzsche
Nietzsche n’est pas seulement le penseur du relativisme et de l’amoralisme. Il est aussi l’incarnation vivante de sa propre philosophie, une « danse autour de l’abîme » où chaque pas est un défi à la morale établie, chaque geste une recherche éperdue de connaissances et de nouveauté, quitte à sacrifier ses amitiés les plus chères.
Stefan Zweig réussit à capturer l’essence de cet esprit en perpétuelle ébullition dans ce corps malade, illustrant brillamment comment la vie et l’œuvre de Nietzsche sont indissociablement liées. Par ce récit, l’auteur ne dévoile pas seulement le philosophe mais aussi l’homme derrière la pensée, offrant une réflexion sur la beauté et la tragédie de l’existence.
Paul Cézanne
Cézanne n’est pas plus fait pour être compris des multitudes que la fleur et le fruit pour remplir les fonctions des branches qui les soutiennent et du tronc qui les nourrit. Il déclarait que « l’artiste ne s’adresse qu’à un nombre excessivement restreint d’individus ». Et s’il est un symptôme social, il ne l’a ni désiré, ni su. Il n’avait rien d’un « primaire ». Il ne croyait pas que la raison fût à la fois le but et le moyen du monde. S’il y eut jamais un être en qui l’instinct commandait au raisonnement et forçait le raisonnement à organiser les révélations de l’instinct, c’est bien ce peintre formidable qui marchait en halluciné par la vie, se frayant un passage pénible dans l’amas des couleurs et des formes qui se pressaient autour de lui.
Nouvelles fantastiques ou réalistes
Guy de Maupassant, figure majeure de la littérature française, excelle dans l’art de la nouvelle, capturant en peu de mots la complexité de la condition humaine et des sentiments. Ce recueil rassemble quelques-unes de ses œuvres les plus marquantes, souvent étudiées au collège, telles que La Parure, Le Papa de Simon, Aux Champs, Mademoiselle Cocotte, La Main d’écorché et Le Horla.
Ces récits, tantôt réalistes, tantôt fantastiques, explorent des thèmes universels comme la quête d’apparence, les liens familiaux, les inégalités sociales ou encore les mystères de l’esprit humain. Avec un style clair et précis, Maupassant plonge le lecteur dans des histoires captivantes, où chaque détail compte.
Le Comte de Monte-Cristo – première partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
***
Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Le Comte de Monte-Cristo – deuxième partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
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Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Le Comte de Monte-Cristo – troisième partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
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Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Le Comte de Monte-Cristo – quatrième partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
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Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Le Comte de Monte-Cristo – cinquième partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
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Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Le Comte de Monte-Cristo – sixième partie
Texte intégral sans modification ni coupure.
Ce roman est le récit d’une métamorphose, celle d’un jeune marin qui, après une longue captivité, deviendra le comte de Monte-Cristo. C’est l’histoire d’Edmond Dantès dont le destin bascule lorsqu’il est victime d’une conspiration infâme. Injustement emprisonné dans les geôles sombres du château d’If, il s’évade des années plus tard. Fort d’une immense fortune cachée, Dantès commence alors sa métamorphose, mû par une passion dévorante : la vengeance. Il réapparaît sous l’identité du mystérieux comte de Monte-Cristo, et de Marseille à Paris, en passant par Rome et les rivages de la Méditerranée, tisse un réseau d’intrigues pour démasquer ses ennemis et rétablir la justice.
Ce roman d’aventures, devenu le modèle du genre, oppose la grandeur de son épopée aux mesquineries de son époque.
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Le Comte de Monte-Cristo en grands caractères est présenté en six livres, division initiale d’Alexandre Dumas.
Récits et contes populaires
Œuvre unique dans l’art moderne. Œuvre plus haute que l’art : qui songe, en la lisant, à la littérature ? L’esprit de l’Évangile, le chaste amour de tous les hommes frères, s’unit à la bonhomie souriante de la sagesse populaire. Simplicité, limpidité, bonté de cœur ineffable, — et cette lueur surnaturelle qui, si naturellement, baigne le tableau par moments ! […]
Et partout et toujours, pour conclusion, l’amour. Tolstoï, qui voulait fonder un art pour tous les hommes, a atteint du premier coup à l’universalité.
Romain Rolland, Vie de Tolstoï (1911)
Tolstoï
Traduit de l’allemand par Alzir Hella et Olivier Bournac
Pendant trente ans, de sa vingtième à sa cinquantième année, Tolstoï a vécu, dans la création de ses œuvres, insouciant et libre. Pendant trente ans, de sa cinquantième année jusqu’à son trépas, il ne vit plus que pour comprendre et connaître le sens de la vie, luttant avec l’insaisissable, enchaîné à l’inaccessible. Sa tâche a été facile jusqu’au jour où il s’est donné cette formidable mission : sauver, non seulement sa propre personne, mais encore toute l’humanité, par sa lutte pour la vérité. Avoir entrepris cette mission fait de lui un héros – presque un saint. Y avoir succombé en fait le plus humain de tous les hommes.
Eugène Delacroix
Des peintres qui sont la gloire de l’art français, Delacroix est de ceux qui eurent le plus à subir les injures, les railleries des artistes, de la critique et du public. Contre lui se liguèrent les peintres sans talent, sans foi, sans amour […]. Contre lui se déchaînèrent les fureurs des critiques d’art qui, à quelques exceptions près, ont toujours fait preuve de pédantisme et d’ignorance. […]
Triste sort que celui des grands artistes ! Méconnus de leur vivant, il faut que le Temps passe sur leur œuvre, que plusieurs générations se succèdent, avant que la Renommée leur accorde la place à laquelle ils ont droit parmi leurs pairs.
Berthe Morisot
Derrière la simplicité de sa vie extérieure, derrière la banalité des agitations de sa vie mondaine qu’illuminèrent à la vérité le charme d’une grâce féminine exquise et le sourire d’une constante bonté auquel vint s’ajouter celui d’une tendresse maternelle très profonde, se cache une admirable vie d’artiste : sa vie intérieure, sa vraie vie, celle que révèlent ses œuvres qui furent ses confidentes de chaque jour et qui, à travers leur multiplicité et leur diversité, montrent que, depuis l’enfance jusqu’à la mort, elle est toujours demeurée elle-même dans son art, ce qui ne l’a pas empêchée d’enrichir peu à peu sa palette et de perfectionner et élargir son métier à mesure que se développait sa sensibilité, que s’affinait sa vision et que s’assouplissait sa main.
Émile Zola
Avant de se pacifier dans l’immortalité, la destinée d’Émile Zola aura été étrangement tourmentée. Comme tous les hommes de génie – surtout les hommes d’un génie rude, tenace et humain, – Zola a créé, toujours, autour de lui, de la tempête. Il n’est pas étonnant que la bourrasque souffle encore.
« Son œuvre fut décriée, injuriée, maudite, parce qu’elle était belle et nue, parce qu’au mensonge poétique et religieux elle opposait l’éclatante, saine, forte vérité de la vie, et les réalités fécondes, constructives de la science et de la raison. » (Octave Mirbeau)
Suivi de J’accuse… ! article rédigé par Émile Zola, publié dans L’Aurore du 13 janvier 1898
Louis II de Bavière
Il est peu de figures qui prêtent davantage à la légende et au roman que celle du malheureux roi de Bavière. […]
Le roi de Bavière et sa vie tourmentée n’ont pas cessé de parler à l’imagination des hommes. Ses châteaux reçoivent toujours des visiteurs. Louis II n’a pas eu tort d’élever des palais où se fixe la curiosité. Sinon, sa cousine, la tragique Élisabeth d’Autriche, eût bien pu effacer son souvenir. Comme la sensibilité de l’Impératrice est plus douloureuse et plus profonde que la sienne ! Et quelle rivale pour notre artiste manqué ! […]
Son bonheur voulut seulement que des noms illustres, des événements historiques fussent mêlés à sa vie. Il a eu Wagner. Il a traversé 1870 et la fin de la vieille Allemagne. C’est pourquoi toute une cour de romanciers et de poètes a pu broder une auréole au Néron bavarois.
Gustave Courbet
La science livresque des doctes professeurs est généralement impuissante à expliquer l’œuvre d’art et à en faire apprécier les qualités essentielles.
Courbet apprit la grammaire de son art dans les Musées, mais c’est au contact de la Réalité qu’il put développer magistralement son style et affirmer son originalité. C’est parce qu’il s’évada des Musées au moment opportun que les morceaux capitaux de son œuvre tiennent bellement leur place au Louvre, à côté des chefs-d’œuvre des meilleurs artistes de son temps et de tous les temps.
Chopin ou le poète
De Chopin, presque rien ne subsiste. Sa nature le préservait des vaines expériences et le destin a voulu en outre qu’un grand nombre de ses lettres et de ses reliques fussent brûlées dans une maison varsovienne qu’habitait sa sœur en 1863. […] Au demeurant, sa vie fut toujours si simple et si logique, qu’un peu de commentaire est nécessaire pour l’entendre, comme sur une note une appogiature la fait mieux valoir. Deux ou trois voyages exceptés, le monde extérieur a fort peu pénétré cette imagination tournée toute vers le dedans. Sa poésie est ce qu’il ajoute de possible et de chantant aux déceptions de ses journées.
Assez mal servi en amour, en amitié, en tout ce qui exige de l’aveuglement ou un excès de pédale, ce souffreteux lucide ne s’est regardé que dans un seul miroir : l’ébène de son piano.
George Sand
George Sand est l’une des femmes écrivains majeures du XIXe siècle. Son œuvre compte quatre-vingt-dix romans, des contes, des pièces de théâtre, de nombreux articles politiques, ainsi que des Mémoires et une abondante correspondance. Reconnue par des écrivains de renom de son époque tels qu’Honoré de Balzac et Gustave Flaubert, elle s’illustre dans une variété de genres, du roman socialiste au roman champêtre.
Son mode de vie non conventionnel, la liberté de ses mœurs et son caractère indépendant ont souvent suscité la désapprobation de ses contemporains. Son nom a longtemps été associé à ses relations amoureuses, d’abord avec l’écrivain Alfred de Musset, puis avec le compositeur Frédéric Chopin…
La Vie amoureuse de Murat
Alors comme tout s’explique si l’on admet que la vie héroïque de Murat fut l’humble et effrénée servante de « sa vie amoureuse » ! Il n’y a plus d’incohérence. Tout devient logique et justifie la devise qu’il fit flotter sur son pavillon amarante, au-dessus du palais grand-ducal de Berg : « Dieu, la Gloire et les Dames ». Tout s’enchaîne.
Il se battit en paladin pour gagner une couronne à celle qu’il aimait. Il fut ingrat envers son Empereur et infidèle à sa patrie, pour conserver à Caroline le royaume qu’il lui avait donné, comme aussi pour lui laisser un souvenir impérissable, jugeant que c’était trop peu de mourir, il commanda sa mort !…
Vincent Van Gogh
Théodore Duret analyse avec précision l’évolution artistique de Vincent Van Gogh, mettant en lumière ses innovations, ses techniques, ainsi que ses dessins et son œuvre littéraire. Au-delà de la dimension biographique, le texte se distingue par la perspicacité d’un critique d’art qui peut être considéré comme le plus éminent de son époque. De nombreux aspects de ce texte, écrit juste quelques décennies après le décès de l’artiste, se révèlent avec le recul comme prophétiques. Une biographie de référence sur Vincent Van Gogh.
Camille Pissarro
Pissarro restera l’ouvrier des premières heures qui consacra pieusement sa vie à l’élaboration d’un art universel et complet dont toutes les expressions sont humaines et naturelles. Il aura posé un des premiers jalons de l’esthétique future par laquelle les artistes de l’avenir s’émanciperont vers la lumière, source de toute vie et de toute beauté. La rêverie ensoleillée de son œuvre immense charmera pour longtemps les délicats et les sincères, et les peintres eux-mêmes sauront y retrouver les marques d’un génie modeste, dont s’enorgueillira plus tard la France, quand elle mettra le souci de ses gloires artistiques au-dessus des cabotinages.
La Vie de Franz Liszt
Malgré notre incroyance, nos sécheresses, nous restons charmés par toute harmonie un peu passionnée et inconsolables quand nous craignons d’avoir perdu l’amour. Un certain romantisme du cœur s’impose toujours comme l’ordre intellectuel le plus raffiné. Or Liszt a eu beaucoup d’amours, mais l’ordre qui domine son œuvre comme il commande sa vie est la poursuite d’un idéal. Si ce mot fait sourire, peu importe. Lorsque la princesse de Wittgenstein, vieille et laide comme une chouette, lui disait en lui reprochant ses tardives aventures : « cela gâtera votre biographie », nous sentons bien que Liszt a dû sourire aussi.
VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE
Le professeur Lidenbrock, un géologue et minéralogiste fait une découverte : au sein d’un vieux manuscrit, il déchiffre les écrits d’un alchimiste du XVIe siècle, Arne Saknussemm. Ce document révèle que Saknussemm prétend avoir accompli une descente au cœur de la terre. Les détails précis pour trouver l’entrée de la cheminée du Sneffels, un volcan éteint en Islande, par laquelle il aurait pénétré, y sont consignés. Lidenbrock, s’enflamme aussitôt et décide de se lancer dans cette aventure extraordinaire avec son neveu Axel et d’un guide du nom de Hans, aussi calme et impassible que Lidenbrock est irascible. Ensemble, ils s’enfoncent dans les profondeurs mystérieuses du volcan…
VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS – PREMIÈRE PARTIE
Le professeur Pierre Aronnax du Muséum de Paris, son fidèle domestique Conseil et le harponneur Ned Land, étaient à bord de la frégate américaine l’Abraham-Lincoln, à la recherche d’un fantastique monstre marin. Cependant, le prétendu monstre s’avère être un remarquable sous-marin nommé le Nautilus, créé et dirigé par un personnage mystérieux, le capitaine Nemo. Ce dernier semble nourrir une hostilité farouche envers l’ensemble de l’humanité. Les trois hommes se trouvent emprisonnés à bord du Nautilus, condamnés à ne plus jamais revoir leur pays, leurs proches ou leurs amis. La plus extraordinaire aventure commence pourtant pour eux…
VINGT MILLE LIEUES SOUS LES MERS – SECONDE PARTIE
Le professeur Pierre Aronnax du Muséum de Paris, son fidèle domestique Conseil et le harponneur Ned Land, étaient à bord de la frégate américaine l’Abraham-Lincoln, à la recherche d’un fantastique monstre marin. Cependant, le prétendu monstre s’avère être un remarquable sous-marin nommé le Nautilus, créé et dirigé par un personnage mystérieux, le capitaine Nemo. Ce dernier semble nourrir une hostilité farouche envers l’ensemble de l’humanité. Les trois hommes se trouvent emprisonnés à bord du Nautilus, condamnés à ne plus jamais revoir leur pays, leurs proches ou leurs amis. La plus extraordinaire aventure commence pourtant pour eux…
LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS
Le 2 octobre 1872, en pleine partie de whist, Phileas Fogg, un excentrique gentleman anglais, lance un défi audacieux aux membres de son club : il parie la moitié de sa fortune qu’il peut accomplir un tour du monde en quatre-vingts jours. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes ! Le soir même, accompagné de son tout nouveau domestique français nommé Passepartout, il se lance dans cette aventure improbable. Tout au long du périple, ce duo détonant doit affronter les nombreux obstacles semés sur leur chemin, tout en se méfiant des pièges habilement tendus par l’inspecteur Fix, convaincu que Fogg est le cerveau derrière le cambriolage de la Banque d’Angleterre…
