Émile Verhaeren
Émile Verhaeren est un poète belge de langue française. Né à Saint-Amand en 1855, près d’Anvers, il étudie le droit à Louvain avant de rejoindre le barreau de Bruxelles. Il se détourne cependant de la carrière juridique pour se consacrer à la littérature. Avec Les Flamandes, publié en 1883, il puise dans les paysages, les traditions et la peinture de sa région natale. Ses recueils suivants accompagnent les bouleversements de son époque : Les Campagnes hallucinées et Les Villes tentaculaires évoquent l’exode rural, l’essor industriel et la transformation des villes.
La peinture occupe une place constante dans sa vie et dans son travail. Collaborateur de revues, dont L’Art moderne, Verhaeren fréquente les milieux artistiques belges et défend les peintres qui renouvellent les formes et les sujets. Il se lie notamment avec Théo Van Rysselberghe et James Ensor, auquel il consacre une étude. Son mariage avec l’artiste Marthe Massin, en 1891, inscrit aussi la création picturale dans son quotidien.
Publié en 1904, son Rembrandt prolonge cet engagement de critique. Verhaeren y retrace le parcours du peintre et examine ses tableaux, ses gravures et ses dessins. Il s’attache aux liens entre l’existence de l’artiste et son œuvre, à ses portraits comme à ses scènes bibliques, et à la place de la lumière dans sa peinture.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Verhaeren dénonce l’invasion de la Belgique et participe à des conférences en soutien à son pays. Il meurt accidentellement à la gare de Rouen en novembre 1916.

